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Fêtes johanniques 2021


Homélie pour la solennité de sainte Jeanne d’Arc prononcée par Mgr de Moulins-Beaufort

Le 8 mai 2021, 101ème anniversaire de la canonisation - Cathédrale Sainte-Croix d’Orléans

Orléans fut un jour de gloire, et le chemin d’Orléans le 8 mai à Reims le 17 juillet 1429 fut un chemin de gloire en gloire. Non pas la gloire de Jeanne qui ne cherchait assurément pas la sienne, mais bien la gloire de Dieu tant se réalisait en cette jeune femme la promesse du livre de la Sagesse : « Quand on parlera de moi, des rois terribles prendront peur. Je montrerai ma valeur dans l’assemblée du peuple, et ma bravoure au combat. » Brusquement, il parut à tous, Français, Armagnacs, tout autant qu’Anglais ou Bourguignons que Dieu, le Dieu vivant, le Dieu d’Israël, de Jésus et de Marie et des Apôtres, intervenait directement dans l’histoire.

D’un coup, il apparaissait aux yeux de tous que la guerre changeait de nature. Elle n’était plus seulement le choc inévitable des ambitions des grands, le moyen le plus commode de régler leurs différends, elle n’était plus un champ où s’affrontaient les forces et où le plus fort ou le plus nombreux ou le plus rusé l’emportait à tout coup et pouvait se réclamer de la faveur de Dieu ou des dieux. Soudain, elle pouvait être menée pour des raisons plus profondes ; soudain, elle pouvait être conduite non plus par la brutalité, le pillage, la mise à sac des villes vaincues, mais dans le respect de l’adversaire, la prière pour sa conversion, la limitation des violences et de tout ce qui les entoure. Jeanne n’était pas une princesse, elle n’appartenait en rien au monde des grands, elle appartenait même sans fausse honte au monde des petits, et pourtant elle avait un avis sur la guerre, sur sa raison d’être et sur la manière de la mener. La guerre n’était pas à ses yeux le règlement de l’héritage des rois, elle était une affaire de justice qui concernait le peuple entier, toutes les bonnes gens du royaume. Jeanne ne venait pas au secours du Dauphin dans l’espoir d’avoir sa part de la victoire, elle venait au secours de celui qui devait être roi pour que son royaume vive dans la paix et que tous puissent vivre tranquillement dans un monde qui est déjà assez rude pour qu’il ne soit pas nécessaire d’y ajouter les horreurs de la guerre.

Qu’exprime Jeanne en effet, sans tout à fait le dire ? Que décider qui doit régner en France n’est pas seulement l’affaire des héritiers des rois qui font valoir des titres de famille, cela relève du sentiment de tous, de la fibre profonde de ceux et de celles que l’on qualifie de sujets parce qu’ils sont censés être soumis alors qu’ils doivent être acteurs de leur destinée. Le temps est venu où les peuples ne sont plus des possessions de leurs maîtres que les héritiers se partagent avec les biens immeubles et meubles mais des réalités constituées, forgées par une langue, une histoire, un avenir à partager ensemble, une volonté commune de se tenir les uns les autres. En cela, Jeanne n’est pas seule. En elle se cristallise une aspiration profonde qui a monté depuis longtemps. En Jeanne d’Arc, cette aspiration commune et confuse entre dans une âme spécialement disposée. Elle peut prendre en elle une forme unique, ni nostalgie ni recherche de soi. Car l’âme de Jeanne s’est formée selon la dynamique indiquée par Jésus : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. »


Jeunes gens qui êtes rassemblés en ce jour en cette cathédrale, vous à qui sainte Jeanne d’Arc est proposée comme modèle, entendez-bien cela : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. » Personne n’a vraiment envie de perdre sa vie. Tous, nous aspirons à la gagner, à la posséder. Vous, les jeunes, aspirez tout particulièrement à être vivants et à l’être selon ce que vous sentez monter en vous-mêmes. Peut-être cette phrase de Jésus explique-t-elle une grande partie de la désaffection de beaucoup de jeunes à l’égard de Jésus ou de la religion. Ils refusent de perdre leur vie, et ils ont sans doute raison. Mais entendons bien ce que dit Jésus et contemplons-en les effets en sainte Jeanne d’Arc. Elle ne cherchait rien de spécial, mais elle était prête pour recevoir une mission. Elle se serait tout à fait contenté d’être la fierté de son père et la consolation de sa mère et elle aurait pu être une épouse et une mère de famille pour la joie de beaucoup. Mais, dans le secret de son âme, dans ce qu’elle était au plus intime d’elle-même, elle s’était disposée pour que sa vie soit une mission, une tâche à accomplir, un envoi vers plus grand et plus loin et plus haut que tout ce qu’elle pouvait imaginer. Elle était prête à ne pas avoir de projet à elle et à se rendre disponible, avec toute son intelligence, toute sa profondeur, toute sa liberté pour une œuvre plus grande qu’elle mais que Dieu voulait accomplir en elle et avec elle.

C’est pourquoi, après le chemin d’Orléans à Reims qui fut de gloire en gloire, il a dû y avoir le chemin de Compiègne à Rouen qui fut chemin de douleur. Tout en portant fortement les aspirations les plus nobles des braves gens de son temps, elle était prête, elle, pour que sa vie serve au-delà de tout résultat constatable, pour que de l’apparent échec puisse surgir une lumière pour tous. Car ni le pouvoir politique ni le pouvoir religieux, ni non plus le pouvoir économique ou le pouvoir culturel, -mais ces deux-là ne comptaient guère pour eux-mêmes en ces temps lointains -, ne peuvent procurer le don de soi, le renoncement à soi, le décentrement de soi, que seul peut demander celui qui ouvre la vie éternelle en nous entraînant sur un chemin où il nous précède toujours. Il était fatal que ces pouvoirs rejettent celle qui bâtissait sa vie de manière si visible sur la logique du Christ Jésus et pas du tout sur les leurs.

Sainte Jeanne d’Arc nous montre que la vie de chacun de nous ne vaut pas tant par les projets que nous construisons, les aspirations que nous assouvissons, les revendications que nous faisons triompher mais par tout ce que la vie nous conduit à donner que nous n’avions pas prévu de partager, par tout ce que la vie nous mène à risquer que nous n’avions pas envisagé de mettre en danger, par tout ce à quoi la vie nous oblige à renoncer et que nous aurions voulu garder pour nous. Voilà, jeunes gens, la leçon de sainte Jeanne, le chemin qu’elle éclaire pour nous, pour vous surtout qui vous préparez à engager votre vie, et sur quel chemin, vers quel but ?


Pourquoi notre pays a-t-il le privilège que son histoire qui aurait pu s’arrêter ait été relancée par une jeune femme missionnée par Dieu ? Le paradoxe de sainte Jeanne d’Arc est que la vérité de sa mission est montrée par le procès qui aboutit à sa mort plus encore que par ses succès militaires. Elle eût pu n’être qu’une jeune fille audacieuse et chanceuse, une héroïne comme Jeanne Hachette et beaucoup d’autres, elle est en réalité une personne pleinement ajustée à l’œuvre de Dieu pour le bien de toute l’humanité. Si elle avait été un chef militaire victorieux, que serait-elle devenue ? Une présence sans doute encombrante. Dieu a voulu que sa vie prenne la tournure du martyre, du témoignage rendu jusqu’au bout, parce qu’en elle éclate le fait que Dieu lui-même intervient dans l’histoire pour la tirer vers une autre fin que celle qui paraissait s’imposer. Ses voix ont été pour Jeanne les médiations de la Sagesse divine. Elle a reconnu en elles un appel auquel elle a consenti à répondre, elle a revendiqué jusqu’au bout de n’avoir rien fait que répondre, de tout son être, à ce que le Dieu sage, le Dieu créateur et rédempteur, le Dieu vivant et bienfaisant lui avait confié. Jamais elle n’a accepté de renier l’action de Dieu en elle et elle a su le faire sans orgueil. Elle a été mise à mort parce qu’elle ne revendiquait rien pour elle, sinon d’avoir obéi à la sagesse de Dieu.

Ni le roi ne pouvait la soutenir jusqu’au bout, ni les prélats et autres responsables de l’Église être tous également convaincus par elle. Car l’histoire concrète des pays, des nations, des États, des individus, de chacun de nous, jamais ne correspond exactement à l’œuvre de Dieu. Toujours elle y mêle trop de souci de survie, de préservation des intérêts des uns ou des autres, de colère et de haine recuite plus ou moins camouflées, de peur surtout devant l’inconnu… Le politique, l’économique, le culturel, pas même le religieux, ne craignons pas de le dire, pris en eux-mêmes ne suffisent pas à créer l’espace où chaque être humain pourrait se déployer pleinement. Ils peuvent y aider, ils peuvent y encourager, il arrive hélas souvent qu’ils en détournent ou le fassent négliger. Il y faut une autre force, un autre dynamisme, une autre sagesse. Ce à quoi conduit l’amour de Jésus : l’amour de Jésus pour nous et l’amour dont il nous rend capables pour lui, sort de l’ordre du politique ou du social ou du culturel ou du religieux, il creuse en nous l’espace nouveau, celui qui permet au Dieu vivant d’inscrire notre existence à chacun dans la totalité de son œuvre pour les humains. Le trésor de qui suit Jésus en vérité n’est pas tant de construire sa vie selon ses rêves que de permettre à Dieu de se servir de lui ou d’elle, sous la forme d’une offrande, d’une mise à disposition secrète, intérieure, qui se forme au plus intime de l’âme, y reste inaperçue de beaucoup.

Jeanne d’Arc n’était pas grand-chose aux yeux du monde ; selon les codes du temps, elle méritait à peine que le roi et ses grands arrêtent un instant leur regard sur elle. Pourtant, mieux qu’aucun d’eux, elle a pu ouvrir sa destinée à l’échelle de l’histoire du monde. Nous connaissons beaucoup de choses de Charles VII et de son rival Henri VI, mais en aucun d’eux nous n’imaginerions chercher un modèle. En sainte Jeanne d’Arc, au contraire, tout inimitable qu’elle soit, tout indépassable qu’elle soit, nous pressentons que se cache une vérité certaine de la vie humaine. On peut disserter longuement sur Napoléon et sur son échec final, notre pays s’y est essayé une fois de plus récemment. En Jeanne d’Arc, il n’y a pas d’échec. « Ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu. »

Notre pays ne cesse pas de s’interroger sur sa laïcité, c’est-à-dire sur le rapport entre l’État et l’Église mais aussi sur la marge d’autonomie que Dieu laisse aux humains et dont il est légitime que les humains s’emparent. Ce désir, ce besoin, cette aspiration à l’autonomie, sont inscrits dans l’âme de notre pays, comme dans celle de tous les pays du monde mais plus encore peut-être, car nous voyons ce désir, ce besoin, cette aspiration à l’autonomie s’exprimer en Jeanne, la fille de Lorraine qui vient conduire le Dauphin de France au sacre parce qu’il est temps de procurer la vérité et la paix, mais il est inscrit aussi dans la chair de notre pays, et nous le lisons en quelque sorte en sainte Jeanne d’Arc, que nos meilleures aspirations, nos attentes les plus fortes en matière de justice, de liberté, de fraternité, ne peuvent prendre forme concrète qu’à la mesure où nous renonçons chacun à nous faire le centre de tout, à évaluer ce qui nous est donné et ce qui nous est pris, à la mesure où nous choisissons de servir la plus grande communion. En fait, dans l’histoire concrète, toujours quelques-unes ou quelques-uns vivent cela plus que d’autres et au profit de tous les autres. En réalité, des Jeanne d’Arc, il y en a eu beaucoup d’autres, ignorées, sauf de quelques-uns et des anges.

Car ce qui tient un pays, ce qui le rend vivant et vivifiant, n’est pas seulement la qualité de ses institutions, ni l’énergie de ses entrepreneurs ni l’habileté de ses stratèges. Ce qui fait vivre un pays ne peut être non plus l’accumulation des revendications et des frustrations. Secrètement, beaucoup, heureusement pour tous les autres, vivent l’appel de Jésus, celui qui seul donne la vie éternelle : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. » Beaucoup de femmes, beaucoup d’hommes, concrètement, plus ou moins consciemment, font de leur vie un service, et celles-là, ceux-là font avancer l’humanité vers la communion éternelle. Nous pouvons disserter longuement sur la laïcité comme répartition des équilibres sociaux, mais la vraie question pour notre pays comme pour tous les pays est la suivante : où trouvons-nous la force de ne pas nous chercher nous-mêmes ? Où puisons-nous la sagesse de ne pas nous faire le centre du monde tout en voulant le bien de tous ? D’où recevons-nous l’espérance qu’il vaut la peine de se donner parce que le don de soi est fécond ? Car en Jeanne d’Arc nous le découvrons : qui est ainsi habité ne renonce pas à la vérité, ni à la justice, ni à la paix, ni au bien de tous. Au contraire, cette personne devient universelle. La gloire du Père que Jésus veut procurer, et tous ses amis avec lui, est la vie de tous les humains, et cela pour toujours, dans la paix vivante de Dieu. Cette paix pour tous, cette paix vivante et pour toujours, nous la demandons et nous la recevons aujourd’hui comme hier et demain dans l’Eucharistie de Jésus et nous espérons, Dieu le voulant, Dieu aidant, en être les serviteurs, chacun selon la part qui lui est confiée,

Amen.

Mgr de Moulins-Beaufort


Remise de l’épée - 29 avril

Discours de l'évêque

« Il y a grande pitié au Royaume de France ». Telle était la situation il y a 600 ans, lorsque Jeanne d’Arc entendit l’appel de Dieu « à venir au secours du roi de France ». A cette époque, ce qui allait devenir notre pays était divisé entre Anglais et Bourguignons d’un côté et de l’autre les partisans de celui qu’on appelait le Dauphin qui allait devenir, grâce à Jeanne d’Arc, le roi Charles VII. De coups-de-mains en pillages, de destructions en batailles, le pays était à l’agonie, prisonnier d’une guerre qui n’en finissait pas, la guerre de 100 ans, où les plus vulnérables, comme toujours dans les conflits, payaient le plus lourd tribut.

Aujourd’hui, la situation est un peu différente, même si le président de la République, il y a un an, parlait bien de « guerre » contre le virus. Notre pays a des frontières reconnues, il est en paix avec ses voisins, il est un état stable où tous ont les mêmes droits. Cependant la pandémie nous atteint profondément dans notre manière de vivre, dans notre humanité faite de relations, de proximité, de rassemblements. Elle se double d’une crise qui touche nos fondamentaux républicains. Qu’est-ce que la liberté ? Où est l’égalité ? Comment vivre la fraternité ? En ce sens, cette crise est systémique, elle nous interroge sur nos raisons de vivre, nos valeurs communes, notre système de vie en société, et l’avenir commun de tous les vivants sur la planète terre.

Dans le questionnement sur « l’après » qui saisit actuellement notre monde, Sainte Jeanne d’Arc a beaucoup à nous dire et à nous enseigner : elle demeure un modèle d’unité, de force, de courage, de fidélité, de souci du bien commun, de foi en Dieu. 100 ans après avoir été reconnue Sainte par l’Eglise et héroïne nationale par la chambre des députés qui a fait du 2e dimanche de mai une fête nationale en son honneur, elle continue de nous exhorter à la vérité, à l’espérance, à prendre soin les uns des autres.

Des jeunes, et notamment des jeunes filles, comme Blandine ou Raphaëlle, Jeanne d’Arc 2021, ne s’y trompent pas. Elles savent que Jeanne d’Arc répond à leurs questions profondes : qui sommes-nous, d’où venons-nous, où allons-nous ? Pour ces jeunes comme pour beaucoup de personnes en France et dans le monde, Jeanne demeure une icône de vie, de réalisation de soi en profondeur, de résistance à tous les abus de pouvoir.

Quel était le secret de sa vie ? Qu’est-ce qui l’a conduite et qui peut nous guider nous-même aujourd’hui ? Ecoutons-la répondre elle-même à cette question devant ses juges : « Je ne suis venue en France que sur l’ordre de Dieu ». « Dieu le commandait. Il fallait le faire ».

Chacun est libre de croire ou de ne pas croire. C’est cela la saine laïcité qui est tant débattue dans notre pays. Jeanne appartient à tous, ce que tous, croyants et non croyants, avaient bien compris en 1920. Elle n’est récupérable par personne. Cependant, c’est un fait culturel, une réalité historique, Jeanne était chrétienne, profondément chrétienne. C’est bien sa foi en Dieu qui l’a guidée, alors que tant d’obstacles auraient pu la faire douter. Les turpitudes de ses adversaires acharnés à sa perte, tous les pièges tendus, l’isolement, la prison et les privations, les menaces et les violences, le feu du bûcher de Rouen, rien n’a pu la faire dévier de la croyance qu’elle avait reçue de sa mère, Isabelle Romée, de cette foi simple et profonde, belle et libre, qui nous émerveille encore aujourd’hui. Souvenons-nous de la réponse fameuse à la question de ses juges : « Savez-vous si vous êtes en la grâce de Dieu ? ». « Si je n’y suis, Dieu m’y mette, et si j’y suis, Dieu m’y garde ». Elle dira à plusieurs reprises : « Je m’en remets à Dieu de tout » et encore : « Dieu, je l’aime, je le sers, et je suis bonne chrétienne ». Voilà le secret de la vie de Jeanne. Sur le bûcher de Rouen, à la stupéfaction générale, et l’émotion d’un certain nombre d’assistants dont certains de ses adversaires et le bourreau lui-même, elle est morte en criant « Jésus » à 6 reprises.

Ce soir, avec Raphaëlle et Blandine et leurs pages, nous célébrons la remise de l’épée d’une Jeanne à l’autre, moment d’émotion et d’engagement public pour ces jeunes. Remise de l’épée ? Nous savons par son témoignage à son procès, que Jeanne n’a jamais tué personne, et pour éviter cela elle préférait 40 fois son étendard que son épée. Dans la cantate traditionnelle à l’étendard, on chante : « Etendard de la délivrance, à la victoire, il mena nos aïeux. A leurs enfants, il prêche l’espérance ». Je vous invite à méditer ces paroles. Aux Orléanais de 1429, la délivrance et la victoire derrière l’étendard de Jeanne. Aux orléanais et à tous les amis de Jeanne en 2021, derrière l’étendard l’espérance, cette petite vertu si importante dont parlait Péguy.

Car c’est bien d’espérance dont nous avons besoin aujourd’hui. Avec le virus et la redécouverte de notre fragilité humaine, nous pouvons tomber dans l’abattement, la peur, la violence et le rejet d’autrui. Sainte Jeanne d’Arc, dans la prière et l’action, derrière Jésus et Marie peints sur son étendard, nous pousse à l’unité, au courage, à sortir de nous-même, de tous nos replis faciles, à risquer notre vie pour le Bien, pour les autres, sans exclusion ni rejet de personne, à aimer sans mesure. Car c’est bien cela qui fait la réussite d’une vie : aimer sans mesure, donner sa vie pour les autres comme Sainte Jeanne d’Arc ! Avec comme elle une confiance éperdue en Dieu, tel est le secret de sa vie.

+Jacques Blaquart
Evêque d’Orléans pour le Loiret

13 / 05 / 2021

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